Charlotte HUET
Psychologue Lille
Charlotte HUET
Psychologue Lille

 

S’alimenter est l’un de nos comportements les plus primaires. A la naissance, c’est un besoin physiologique, qui permet également de nouer les premiers liens à l’Autre. 

 

 

Dans notre société française, les repas sont très présents culturellement, à chaque événement est généralement associé un « bon repas » (repas de famille, anniversaire, fêtes de fin d’années, repas avec les amis, etc…). Les repas font donc partie intégrante de notre vie quotidienne, que ce soit par besoin ou par envie, par nécessité ou pour le partage avec l’Autre. 

 

 

Cependant, il arrive que certains d’entre nous développent des comportements alimentaires pouvant, à long terme, devenir néfastes. Nous avons tous, ou presque, déjà mangé une tablette de chocolat ou pris une grosse cuillère directement dans le pot de pâte à tartiner pour combler un manque ou pour se sentir moins triste. Ou encore, nous avons déjà eu la faim coupée par une mauvaise nouvelle.

 

Lorsque ce comportement reste occasionnel, il n’a pas de conséquence sur notre santé. Cependant, si certains comportement s'installent, les répercussions peuvent parfois être désastreuses.

 

 

 

Les Troubles du Comportement Alimentaire

 

On parle de trouble du comportement alimentaire lorsque la manière de s’alimenter de la personne à des conséquences sur sa santé, sur sa vie professionnelle, sa vie sociale, ses émotions, etc…

 

Il existe différents types de troubles. Les plus connus sont l’anorexie et la boulimie.

 

L'anorexie Mentale

 

Il s'agit d'une maladie plutôt connue, touchant généralement les jeunes filles, à l'âge de l'adolescence et qui peut se crystalliser à l'âge adulte. Cependant, les jeunes garçons peuvent également développer ce type de comportements alimentaires.

 

On peut retrouver la forme restrictive, où la personne va mettre, petit à petit, en place un système de plus en plus restrictif d’alimentation. Exemples : ne plus manger d’aliments contenant du gras ou du sucre, comptage des calories, certains aliments sont totalement interdits. 

On retrouve également une hyperactivité physique dans le but notamment de dépenser des calories. 

 

On a également une forme d’anorexie qui s’accompagne de comportements de purge (vomissements) suite à une prise alimentaire. 

 

Ces deux formes d’anorexie vont s’accompagner de beaucoup de souffrance, une souffrance face à son propre corps, face au regard des autres, une dévalorisation constante sauf lorsque l’on perd du poids (même si cela se joue en grammes). Les relations avec les proches deviennent compliquées lorsque ceux-ci se rendent compte du comportement d’anorexie. On retrouve d’ailleurs tout un tas d’idées reçues concernant cette pathologie : « elle le fait exprès, c’est facile de manger », « c’est pour nous énerver », etc…

 

La boulimie

 

Ici, le comportement alimentaire parait sain tout au long de la journée, et c’est souvent le soir que la personne va céder à ce qu’on appelle les «crises de boulimie». Il s’agit d’une envie irrépressible et compulsive de manger, de se « remplir », pour se sentir mieux l’espace d’un instant. 

 

La personne va ingurgiter des quantités incroyable de nourriture. Ces phases de crises sont suivies de phases de purge, mais également de forts sentiments de culpabilité. L’idée de se remplir permet souvent de combler un manque, d’enfouir une émotion, d’arrêter de penser aux problèmes. Cependant le soulagement procuré par les crises est souvent de courte durée et, comme dans l’anorexie, les bénéfices du comportements engendrent rapidement des désavantages nombreux et importants. 

 

 

D’autres troubles existent et sont également sources de grandes souffrances. Il n’est pas facile de sortir d’un trouble alimentaire. Ils sont d’ailleurs catégorisés comme « addictions ».